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Erotique sexy

Erotique sexy
Elle conduisait sa monture à toute allure sur la plage, goutant le vent qui jouait dans ses longs cheveux noirs. Son chemisier de soie blanche lui collait à la peau, dessinant les contours de sa large poitrine. Elle sentait tous les muscles de son cheval bouger et lui masser l’intérieur des cuisses, elle entendait son souffle puissant résonner dans la nuit. Une gigantesque vague s’abattit sur la rive, éclaboussant au passage le cheval et la chevalière.
Quelle ne fut pas sa déception de voir un autre cavalier s’amener et briser ainsi ce moment de douce solitude. Elle ralentit la cadence, puis arrêta sa monture et fixa du regard le nouveau venu. Plus il approchait, plus elle pouvait l’observer dans le moindre détail : son allure athlétique, la grâce qu’il affichait en montant son cheval à la robe noire, sa chemise et son pantalon aux couleurs sombres, ses cheveux d’ébène flottant au vent, ses doigts longs et puissants tenant la bride.

Tout en lui laissait deviner le guerrier errant. Elle pouvait presque l’imaginer portant un masque. Elle avait le pressentiment qu’il était dangereux, qu’elle devait faire demi-tour et s’enfuir à toute allure. Mais elle n’en fit rien. Elle en était incapable.
Il se contentera de passer sans s’arrêter, se dit-elle, tout en éprouvant un frémissement dans le bas-ventre. Mais déjà ses yeux noirs la toisaient et se posaient langoureusement sur tout son corps. Ce regard aurait dû l’effrayer. Il ne fit qu’attiser le feu qui la dévorait déjà.
Il franchit la distance qui les séparait et, tirant sur la bride, il fit ruer sa monture. Effrayé, le cheval de la cavalière recula dans un fort hennissement. Elle tentait de contrôler sa monture, l’homme dirigea son cheval de sorte que les deux bêtes se retrouvèrent côte à côte, dans un tête-à-queue. Un souffle les séparait l’un de l’autre. La cuisse de l’homme se pressait contre la sienne et lui transmettait la chaleur d’un corps brulant. “il faut fuir, se dit-elle. Cet homme pourrait te faire perdre la tête et le coeur. “mais elle resta, les yeux plongés dans le regard impénétrable de cavalier venu de nulle part.
Lorsque les bêtes furent apaisées, il dit : “je devais m’arrêter. Il fallait que je te voie, que je te touche. “il tendit la main vers elle et prit son menton. Elle savait. “oui”, dit-elle, dans un souffle.
De son bras puissant, il la prit par la taille et l’attira vers lui. Elle appuya ses mains contre son torse robuste et sentit son coeur battre la chamade comme le sien. “je te veux”, dit-il d’une voix sourde et magnétique. Une voix qui semblait résonner au plus profond de son être comme si elle l’habitait depuis toujours. Elle le savait bien, elle devait l’arrêter, mais elle était impuissante devant la passion qui les attirait l’un vers l’autre. “je suis confuse”, dit-elle en soupirant. "je sais, mais tu n’as rien à craindre. Je ne te ferai aucun mal, je veux seulement... "
Que veut-il ? Se demanda-t-elle. Mais elle ne le savait que trop bien. Elle savait pertinemment vers quoi ils se dirigeaient, elle savait aussi qu’elle devrait normalement être effrayée.
Mais il n’en était rien. Elle ferma les yeux, prit une grande respiration dans l’espoir de retrouver le chemin de la raison. Peine perdue. Elle ne craignait rien et elle s’en moquait. Elle savait qu’elle désirait vivre les moments qui s’annonçaient. “je quitte la région au petit matin, la nuit qui vient est tout ce qui nous appartient”, dit-il, tout en passant ses lèvres sur les siennes.
“Oui, la nuit nous appartient”, répondit-elle dans un souffle.
Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, lui dans un baiser puissant et passionné, elle dans un baiser tendre et voluptueux. Il plongea sa langue dans sa bouche comme pour la posséder, appuya ses dents contre sa lèvre inférieure, la mordillant, prenant et donnant tout à la fois. Il glissa la main vers le bas de son dos, souleva son postérieur. Le corps de la femme répondit à cette robuste caresse. Elle se souleva en appuyant les pieds sur les étriers, cherchant à se blottir contre lui. “viens, suis-moi “, dit-il. Elle sentait la chaleur de son souffle contre sa bouche. “oui”, dit-elle. Leurs chevaux se dirigèrent côte à côte, sur la plage.

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